Le perfectionnisme se soigne

J’en suis la preuve vivante 😁.

Je suis un cas typique. J’étais maniaque avec la propreté, l’orthographe, l’ordre. Pour tout vous dire, je suis encore capable aujourd’hui de dire précisément où se trouve à peu près tout dans la maison. Sauf dans les chambres des enfants où j’ai jeté l’éponge. Un grand pas sur la voie de la guérison 😂.

D’ailleurs ils m’ont beaucoup aidé à relativiser. Regardez un enfant en bas âge faire n’importe quoi : manger, s’habiller, construire un château de sable (ou, dans l’occurrence, démolir le mien) et vous aurez devant vous une grande leçon, à voir quelqu’un très content de ses résultats alors que vous ne voyez que les imperfections.

Un effet de mon perfectionnisme était que je faisais beaucoup plus d’efforts que d’autres gens avant d’être satisfaite de mes résultats. Tout le reste devait être impeccable avant que je m’arrête enfin et que je m’occupe de moi. J’essayais aussi d’imposer ma vision du monde aux autres, ce qui a généré moult discussions, critiques, moments de solitude ou de frustration.

Mes efforts permanents m’ont épuisée mais ma volonté (et ma conviction que j’avais raison) m’a « aidé » à avancer, en ignorant les signaux de mon corps. A la fin j’ai récolté un burnout de trois ans, qui enfin m’a ouvert les yeux et m’a convaincu que le perfectionnisme sauvage était mon ennemi.

Les premiers pas vers la guérison ont été des observations : je faisais plus attention aux actions auxquelles je dédiais mon énergie, justement parce que j’en avais très peu et je ne pouvais plus faire tout ce je pensais qu’il « fallait faire ».

J’ai remplacé le « il faut que… » par « je préférerais que… ». Par exemple, pour le rangement ou la propreté des sols, j’ai commencé consciemment à me dire « la situation actuelle ne me convient pas, mais je vais d’abord m’occuper de moi, je m’imposerai d’attendre plus de temps avant de ranger / balayer ». Des petites victoires comme de passer trois fois devant un truc avant de craquer et le ranger. Je ne rigole même pas, j’ai fait des efforts importants pour arriver à changer peu à peu mon comportement.

Ça fait plusieurs années que je « me soigne », ce qui m’a permis d’apprivoiser mon perfectionnisme. Ne vous méprenez pas, il est toujours là, toujours aussi pointu et acerbe, à chasser la moindre imperfection et à critiquer à mort tout ce qui bouge. La différence est que maintenant je n’agis plus automatiquement (corriger/critiquer quelqu’un, ranger, nettoyer) mais je prends le temps de réfléchir avant d’agir, je priorise mieux (mes besoins versus les choses extérieures et leur niveau d’impéccabilité), je connais mieux mes limites et je les respecte.

Sur une échelle de 1 à 10 où 1 correspondrait à « j’ai complètement abandonné tout effort de rendre mon environnement plus propre/ordonné et de me rendre présentable » et 10 serait le niveau du maniaque avec des OCD, mon niveau de perfectionnisme d’avant était un 9 et celui actuel oscille autour de 5.

Et vous, vous en êtes où sur cette échelle?

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