Mis en avant

Premier article

Il est difficile d’attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout s’il n’y est pas.

— proverbe chinois

Cette idée de créer un blog paraissait géniale quand elle m’est venue sous la douche. C’est vrai, quoi. Toutes mes idées révolutionnaires, blagues intelligentes, jugements de valeur (et quelle valeur !) méritent un espace d’expression.

Mais jeter mon bébé d’amour dans le monde cruel n’est pas facile. Mes idées chéries laissées sous la loupe des trolls (non, pas vous, gentil lecteur) ça fait mal 😦 .

Enfin, allez, je me lance.

Alors pourquoi 42 ? Ceux qui connaissent l’œuvre de Douglas Adams savent de quoi il s’agit. Sinon voici un article de Wikipedia qui en parle : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_grande_question_sur_la_vie,_l%27univers_et_le_reste .

Pour moi c’est l’illustration de l’absurdité de ce monde : une réponse pour laquelle nous ne connaissons pas la question pour changer des questions sans réponse.

Et puis ça suffit pour un premier article, non mais ?

Pour ceux qui ont survécu jusqu’ici, bon courage pour la suite 🙂

La bonne humeur est un choix

Après trois semaines de confinement, après avoir été contraints d’être face à nous-mêmes jour et nuit, sans les interactions sociales habituelles, il peut être difficile de garder le moral.

Il y a plusieurs années j’étais au plus bas : dépression, burnout, séparation… J’avais du mal à trouver la motivation pour continuer à me battre et je me morfondais au fond du trou. Un jour, en me regardant dans le miroir, j’ai vu les coins de ma bouche tirer vers le bas 😦 . J’ai commencé à me demander si c’était ce personnage que je voulais être, la dame amère/aigrie qui ne sait plus sourire.

La réponse était simple, bien-sûr que non. Mais comment faire? Vu que je ne trouvais pas de raisons de sourire pour le moment, j’ai décidé de sourire tous les jours par choix, sans raison. Ma seule motivation était que, si je persévérais, au final je ressemblerais plus à 🙂 qu’à 😦 .

Le plus étonnant est que ça a marché mieux que ce quoi j’espérais. Comme disent les américains « fake it till you make it ». J’ai commencé par sourire sans raison et petit à petit les raisons ont commencé à apparaître. Il y a tellement de petites choses dans la vie qui peuvent nous faire sourire : une jolie fleur, les jeunes feuilles sur un arbre au printemps, un oiseau qui chante, les nuages cotonneux et blancs dans le ciel, l’air frais dans un parc (ou en ouvrant la fenêtre si vous avez de la chance), un couple qui se tient la main, un carré de chocolat ou un bon gâteau crémeux, un bain chaud, une bonne musique, un livre avec une fin heureuse…

Pour les gens les plus chanceux : prendre son enfant dans ses bras, se faire une séance de guiliguilis et rire à en perdre haleine, passer de bons moments avec son amoureux, prendre des nouvelles de ses amis et de sa famille.

En général, ce qui m’aide c’est de voir le verre en entier mais de me concentrer sur la moitié pleine. Faire mon possible pour remplir la moitié vide mais ne pas laisser son existence gâcher mon moral et ma vie. La prière de la sérénité ne s’applique pas qu’aux alcooliques. Elle m’offre une perspective constructive sur la vie : sérénité, courage, sagesse.

Et vous, qu’est-ce que vous faites pour garder le moral et le sourire ?

Le perfectionnisme se soigne

J’en suis la preuve vivante 😁.

Je suis un cas typique. J’étais maniaque avec la propreté, l’orthographe, l’ordre. Pour tout vous dire, je suis encore capable aujourd’hui de dire précisément où se trouve à peu près tout dans la maison. Sauf dans les chambres des enfants où j’ai jeté l’éponge. Un grand pas sur la voie de la guérison 😂.

D’ailleurs ils m’ont beaucoup aidé à relativiser. Regardez un enfant en bas âge faire n’importe quoi : manger, s’habiller, construire un château de sable (ou, dans l’occurrence, démolir le mien) et vous aurez devant vous une grande leçon, à voir quelqu’un très content de ses résultats alors que vous ne voyez que les imperfections.

Un effet de mon perfectionnisme était que je faisais beaucoup plus d’efforts que d’autres gens avant d’être satisfaite de mes résultats. Tout le reste devait être impeccable avant que je m’arrête enfin et que je m’occupe de moi. J’essayais aussi d’imposer ma vision du monde aux autres, ce qui a généré moult discussions, critiques, moments de solitude ou de frustration.

Mes efforts permanents m’ont épuisée mais ma volonté (et ma conviction que j’avais raison) m’a « aidé » à avancer, en ignorant les signaux de mon corps. A la fin j’ai récolté un burnout de trois ans, qui enfin m’a ouvert les yeux et m’a convaincu que le perfectionnisme sauvage était mon ennemi.

Les premiers pas vers la guérison ont été des observations : je faisais plus attention aux actions auxquelles je dédiais mon énergie, justement parce que j’en avais très peu et je ne pouvais plus faire tout ce je pensais qu’il « fallait faire ».

J’ai remplacé le « il faut que… » par « je préférerais que… ». Par exemple, pour le rangement ou la propreté des sols, j’ai commencé consciemment à me dire « la situation actuelle ne me convient pas, mais je vais d’abord m’occuper de moi, je m’imposerai d’attendre plus de temps avant de ranger / balayer ». Des petites victoires comme de passer trois fois devant un truc avant de craquer et le ranger. Je ne rigole même pas, j’ai fait des efforts importants pour arriver à changer peu à peu mon comportement.

Ça fait plusieurs années que je « me soigne », ce qui m’a permis d’apprivoiser mon perfectionnisme. Ne vous méprenez pas, il est toujours là, toujours aussi pointu et acerbe, à chasser la moindre imperfection et à critiquer à mort tout ce qui bouge. La différence est que maintenant je n’agis plus automatiquement (corriger/critiquer quelqu’un, ranger, nettoyer) mais je prends le temps de réfléchir avant d’agir, je priorise mieux (mes besoins versus les choses extérieures et leur niveau d’impéccabilité), je connais mieux mes limites et je les respecte.

Sur une échelle de 1 à 10 où 1 correspondrait à « j’ai complètement abandonné tout effort de rendre mon environnement plus propre/ordonné et de me rendre présentable » et 10 serait le niveau du maniaque avec des OCD, mon niveau de perfectionnisme d’avant était un 9 et celui actuel oscille autour de 5.

Et vous, vous en êtes où sur cette échelle?

Il ne m’aide pas assez…

Je suis divorcée depuis plusieurs années mais il m’arrive encore de penser dans ces termes : « il ne m’aidait pas assez ».

Ensuite je me reprends et je reformule : « il ne faisait pas sa part/il n’assumait pas ses responsabilités ».

Pourquoi la première formulation ne me convient pas ? Mais parce qu’elle me rappelle un mode de penser qui m’a fait beaucoup de mal et dont je ressens encore les vestiges.

Quand je croyais que mon partenaire de couple « devait m’aider », je pensais en même temps plus ou moins consciemment :

  • je sais / je peux plus ou mieux que lui
  • de ce fait je lui suis supérieure. Il n’est pas mon égal mais juste mon aide
  • Même s’il « m’aidait assez » il ne ferait jamais la moitié des tâches où il est censé « aider », sinon ce serait moi qui l’aidait et pas l’inverse

Est-ce que vous commencez à percevoir le tas de problèmes qui en découlait ?

De un, je passais beaucoup de temps à juger ce qu’il faisait, moins et moins bien que moi bien-sûr, et à me demander comment mieux lui expliquer quoi faire, quand et comment. Je vous entends, vous savez, « chiante, perfectionniste, à côté de la plaque ». Oui, maintenant je le sais. J’aurais apprécié quelques conseils quand il restait encore quelque chose à sauver.

De deux, j’étais souvent mécontente et malheureuse. Je ne m’exprimais pas sur le moment (vous vous rappelez, je croyais encore que c’était ma responsabilité de mieux m’exprimer), pour, à la fin, exploser et empirer la situation. Empirer = il faisait encore moins que d’habitude et en plus il m’evitait pendant des jours.

J’ai appris plus tard l’existence des médiateurs. En présence d’une médiatrice j’ai enfin pu exprimer et faire entendre mon mal-être. Dommage, c’était trop tard pour mon couple.

Enfin, encore plus tard j’ai reussi à définir plus clairement ce que j’attends d’une relation (communication, respect, bienveillance, honnêteté), règles de base qui, si elles ne sont pas respectées, font que tout s’effondre comme un château de cartes.

Si vous avez des problèmes dans votre couple, je vous conseille vivement de chercher un médiateur, d’y aller à deux et d’utiliser ce cadre pour améliorer votre vie de couple.

Si votre partenaire accepte, je vous félicite tous les deux pour votre courage. S’il refuse, ce n’est pas bon signe pour son implication dans le couple.

J’espère que l’évocation de ces mauvais souvenirs et la leçon que j’ai apprise vous aidera à mieux vivre votre vie.

Compétences à apprendre à mes enfants

La liste est longue, je n’ai pas forcément toutes ces compétences ou, si je les ai, je n’ai pas toujours la capacité de les transmettre moi-même à mes enfants. Alors dans certains cas j’ai payé pour que d’autres gens leur apprennent. Voici ce qui m’a semblé important pour mes enfants dans un ordre chronologique approximatif :

  • faire du vélo
  • nager
  • skier
  • faire du patinage, des rollers
  • essayer des sports et des instruments musicaux
  • parler plusieurs langues
  • cuisiner
  • coudre
  • connaître quelques plantes aromatiques, arbres fruitiers et plantes médicinales pour les infusions
  • monter des meubles
  • se repérer sur une carte
  • faire des courses tout seuls
  • préparer un voyage : trouver des moyens de transport, des hôtels
  • utiliser un lave-linge ou un lave-vaisselle
  • utiliser un four ou une plaque de cuisson
  • faire du feu
  • conduire une voiture

C’est sûr que tout ça prend du temps, des efforts et de l’argent. Pour les préparer à affronter ce monde avec le plus de munitions et d’assurance possible, je me suis assurée qu’ils aient coché la plupart des points sur cette liste.

Et vous, quelles (autres) compétences vous semblent importantes pour vos enfants ?

De la diversité alimentaire pour végétariens

Je peux résister à tout, sauf à la tentation.

Oscar Wilde

Comme ça c’est dit, je ne suis pas une ascète juste parce que je suis végétarienne. Contrairement aux idées des gens qui ne sont pas végétariens, je mange varié et je m’en régale. J’adore plein d’aliments différents. Dans le désordre :

  • brownie
  • chocolat noir
  • bonbons de chocolat (avoir une boîte de bonbons de chocolat différents est une torture, je ne peux pas m’abstenir de tous les goûter. Sérieusement, c’est un cadeau à éviter)
  • tiramisu
  • chou-fleur cru (avec ma sauce salade)
  • brocoli, champignons et autres légumes wok
  • frites avec une sauce à l’ail cru (à éviter avant de sortir pour ne pas traumatiser les gens)
  • purée de pommes de terre
  • aligot
  • samosas à l’aligot (c’est des triangles faits à partir de feuilles de brick. Je rajoute des condiments, des olives ou petites tranches de fromage au mélange avant de remplir les samosas)
  • fromage pané (gouda ou similaire)
  • crêpes
  • pain grillé avec du beurre et des copeaux de truffe (oui, j’achète ma truffe annuelle à la Fête de la truffe qui a lieu pas très loin de chez moi)
  • soupes aux légumes (les combinaisons sont infinies, j’en rajoute des graines de céréales) et à la crème fraîche
  • raclette
  • doritos avec de l’hummous ou de la sauce Saint Agur

Ce que j’adore c’est acheter des légumes déjà prédécoupés au rayon frais. Cela satisfait parfaitement mon besoin de cuisiner rapidement, simplement et sainement. Cela compense aussi mes tendances à manger plein de conneries 🙂 .

J’aime aussi expérimenter. Je suis assez flemmarde alors je préfère les recettes très simples (du genre « mélanger tout ensemble et mettre au four x minutes ») mais je remplace des ingrédients, je change les quantités, et une fois sur deux je suis contente du résultat. Le reste du temps ça reste mangeable 🙂 .

Et vous, quelles sont vos recettes miam végétariennes ?

Vinaigrette sans vinaigre

Je déteste le vinaigre. Même son odeur me pique le nez. Alors pour manger de la salade verte j’ai du improviser une sauce sans vinaigre. J’ai trouvé une combinaison simple et savoureuse :

  • deux parts huile d’olive
  • une part jus de citron (de préférence pressé à partir d’un vrai citron)
  • sel, poivre, herbes de Provence

J’enlève le pépins de citron (après le sixième je n’en peux plus et je m’arrête 🙂 ). Je fouette le mélange avec un mini-fouet (j’adore les mini-outils de cuisine) et il prend une consistance crémeuse. C’est ce qu’on appelle une émulsion. Sans aucune substance chimique pour la stabiliser, cette émulsion se sépare après quelques minutes, l’huile remonte et le jus de citron descend. Pas de souci, il suffit de fouetter encore un peu et de servir immédiatement.

Je pourrais vanter plus en détail les qualités de cette sauce, la vitamine C des citrons et les propriétés de l’huile d’olive et des herbes de Provence, mais en parler m’a donné trop envie alors maintenant je suis occupée à déguster ma sauce sur une salade 🙂

Végétarienne, mais encore

La plupart des restaurants ont une salade repas végétarienne et rien d’autre à me proposer. Enlevez la viande et le poisson d’un menu et ce qu’il reste (s’il en reste) est très peu varié. Pourtant, ce serait très simple de les remplacer par :

  • des trucs panés : champignons, courgettes, fromages, tofu
  • beignets aux légumes
  • œufs en omelette
  • nems ou samossas aux légumes
  • galettes de blé/soja

D’un autre côté, si le choix est plus vaste qu’il n’en paraît de premier abord, il y a plein de choses végétales / végétariennes que je n’aime pas.

Quoi ?Pourquoi ?Échelle du beurk (1 à 10)
feuilles de coriandregoût de punaise écrasée10
roquetteJe ne peux tout simplement pas. Quand j’ai le malheur de la trouver dans une salade je l’enlève feuille par feuille et je sens même un tout petit bout qui a échappé à mon filtre10
cuminIl sent les pieds7
anethGoût de pâte dentifrice6
pimentÇa me fait mal, j’ai l’impression que ma bouche gonfle et pique10
curryj’aime pas8
mélange sucré-saléqui a eu l’idée de mettre des raisins secs dans la salade ou du miel sur le fromage de chèvre ? Répétez après moi : le plat principal et le dessert ne se mélangent pas dans la même assiette.8
fromages amers et / ou piquantsCeux de chèvre sont les pires. Toutefois j’aime les fromages « jeunes »7-10
huiles d’olive amères et / ou piquantesLongtemps j’ai cru que je n’aimais pas l’huile d’olive. Puis j’ai enfin découvert une huile plus douce et, depuis, j’en mets dans tous les plats6-10
alcoolJe n’aime ni son goût ni son effet après – littéralement – quelques gouttes : des picotements désagréables et engourdissements dans les jambes10

A part ça, ça va, je ne suis pas difficile 🙂 .

Mille nuances de végétarisme

Je suis végétarienne. Maintenant prenez une feuille et notez ce que vous croyez que je mange, ce que je ne mange pas et pourquoi 🙂

Non, je rigole. Mais c’est vrai, chacun comprend ce qu’il veut. Au restaurant, si je dis que je suis végétarienne je risque de me retrouver avec du poisson ou avec un plat de crudités.

C’est plus clair pour les autres si je dis que je ne mange pas de viande ni de poisson, qu’en fait j’évite de manger tout ce qui implique de tuer des animaux (ou poissons, « fruits de mer », escargots ou insectes parce que blech).

Les discussions qui s’ensuivent varient de l’absurde (« mais t’as pensé aux pauvres carottes ? ») aux aspects pratiques (« est-ce que tu manges des œufs ? Des laitages ? Et pour la présure dans les fromages ? »), et philosophiques (convictions, religion).

Oui, je mange des œufs parce qu’ils ne sont pas fécondés – dans les batteries de poules pondeuses il n’y a pas de coqs, les poules sont vierges. Alors il n’y a pas de petits poussins dans les œufs. Les laitages sont obtenus sans tuer les vaches/brebis/chèvres alors oui, je les inclus dans mes menus.

Pour les fromages c’est plus compliqué. Oui, il y en a qui sont faits avec de la présure qui provient de l’estomac de veaux. Je préférerais manger uniquement des fromages sans présure mais je n’ai pas assez d’énergie pour vérifier les listes d’ingrédients de tous les fromages ou produits contenant du fromage que j’achète, et souvent ce n’est même pas marqué. Je fais un compromis : je mange peu de fromage et en échange je ne pense pas trop à la goutte de présure qu’ils en contiennent.

Est-ce que vous saviez que la plupart des gélules sont couvertes par … est-ce que vous avez deviné ? Oui, de la gélatine animale, d’où leur nom. Alors quand j’achète des médicaments / vitamines / suppléments alimentaires je regarde avec attention la liste d’ingrédients et je prends des comprimés si possible. Il m’arrive toutefois de me tromper et de me retrouver avec des gélules. Dans ce cas je me dis que je ferai mieux la prochaine fois, j’essaie de les filer à de non-végétariens ou sinon je les utilise parce que je préfère ne pas gaspiller.

Un autre domaine où je peux avoir des surprises est la pâtisserie ou les produits sucrés : gâteaux, mousses, crèmes, bonbons. Quand j’en achète je vérifie bien qu’il n’y ait pas de la gélatine dedans. Je trouve dommage que ces produits ne soient pas faits avec des gélifiants végétaux (agar-agar, pectine).

Je voudrais préciser une chose pour les non-végétariens : une soupe avec des légumes dans laquelle on a fait bouillir de la viande et ensuite on l’a enlevée n’est pas un plat végétarien. Non, vraiment.

Pourquoi je suis végétarienne ? Plusieurs raisons. Peut-être génétiques d’abord, je n’ai jamais été fan de la viande, pendant les étés je n’en mangeais presque pas. Des traumatismes d’enfance ensuite, où j’ai été spectatrice ou participante (bien malgré moi) à l’abattage de cochons et de poules. Enfin, je peux vivre très bien sans viande, je n’en ressens pas le besoin et ma conscience et bien plus tranquille sachant que je n’encourage pas l’abatage des animaux.

Ceci étant dit je ne fais pas du prosélytisme, je n’essaie de convaincre personne que mes choix sont meilleurs que les leurs. Ils sont meilleurs pour moi, un point c’est tout. Mes enfants ne sont pas végétariens. Quand ils étaient petits je cuisinais de la viande pour eux et je suis très heureuse de ne plus avoir besoin de le faire depuis qu’ils se préparent tout seuls leurs plats avec des viandes.

Ce que les livres romantiques ont en commun

J’aime bien lire des livres romantiques. Elles finissent bien, les méchants sont en général punis, les personnages principaux apprennent des leçons de vie et en ressortent grandis.

Je ne parle pas de la série Harlequin qui est trop prévisible et facile : dans ses livres le fil de l’action est trop linéaire : dès les premières pages il s’approche d’elle comme un prédateur, l’embrasse et la laisse tremblante et pantelante, et ensuite ça ne fait qu’empirer dans une suite d’événements pas du tout réaliste.

Non, ce que j’aime c’est les livres romantiques qui ont plus de substance et de réalisme, dans lesquelles les actions et réactions des personnages sont plausibles, qui m’apprennent des choses – par exemple les derniers livres que j’ai lu parlaient de dyslexie ou de daltonisme.

Tout en étant divers, ces livres suivent un parcours typique : la rencontre, l’attraction, le premier baiser, la première rencontre torride, un plateau dans lequel l’un ou les deux partenaires prétendent que leur relation n’est rien de plus que du sexe, la séparation – suite à une dispute ou à un secret découvert – puis la souffrance des deux protagonistes, l’admission de celui qui a opposé le plus de résistance qu’il est amoureux, la confession à l’autre et la fin heureuse.

Les obstacles à la relation sont en général les expériences passées des deux personnages : une enfance vécue dans une famille dysfonctionnelle (violence, divorce, addictions, abus physiques ou psychiques), un secret (personnel – par exemple l’un des deux ne peut pas avoir d’enfant ou a déjà un enfant – ou professionnel), les conventions sociales (différence d’âge, de statut social, ex-petit(e) ami(e) d’un ami/frère/sœur), une expérience amoureuse passée douloureuse – dans les livres de la « seconde chance », avec le même personnage.

En général les deux personnages ont une vie bien établie avant de se rencontrer, des habitudes et des secrets bien gardés, des plans et des rêves qui n’incluent pas l’autre. L’un des deux se fraie petit à petit une place dans la vie de l’autre jusqu’à un point où l’autre sent l’équilibre de sa vie menacé. A ce moment l’autre réagit par la peur ou la colère, une dispute éclate et les deux se séparent. L’un ou les deux essaient de revenir à leur vie d’avant et de se convaincre qu’ils seront mieux sans l’autre. Évidemment, ça ne marche pas, ils sont malheureux et il n’y a plus de retour en arrière possible une fois qu’ils aient goûté aux bonheurs de la vie en couple. Le dénouement vient avec la capitulation totale de l’un ou des deux, une admission que l’amour qui les unit est plus important que tout ce qui les sépare, une réunification et une fin heureuse.

Dit comme ça ma présentation peut paraître sèche. Je pourrais (presque) créer un programme qui génère des scénarios. Où est le rêve ? Si le scénario est le squelette, c’est l’écriture qui donne vie au livre, les détails qui font que je peux m’identifier aux personnages.

Voilà, c’est des pensées qui me trottaient dans la tête. Et vous, qu’est-ce que les livres romantiques vous apportent ?

Moi aussi je m’aime

C’est ce que mon fils me répond d’habitude quand je lui dis que je l’aime. La première fois j’ai été étonnée mais ça m’a appris – ou confirmé – plusieurs choses.

  • Il n’y a pas d’obligation de réciprocité. Si j’aime une personne elle peut ne pas m’aimer en retour. C’est triste mais c’est la vie
  • Même si cette personne m’aime elle n’est pas obligée de me le dire en retour. Elle peut exprimer son amour autrement (j’ai mentionné les 5 langages de l’amour dans un autre article)
  • Je peux exprimer mon amour sans rien attendre en retour, de manière inconditionnelle
  • Je peux aussi m’amuser devant l’inattendu 🙂
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